La Ptite Graine Folle

C'est l'histoire d'une graine…


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Il était une fois un bébé d’un mois déjà!

Il me fallait bien un mois pour revenir par ici vous conter notre nouvelle vie. Un mois passé quelque part sur un nuage avec le Facteur et notre petit garçon. Un nuage doux, sucré, plein de promesses de rêves, mais aussi tumultueux, surprenant, parfois pluvieux.

Dans la soirée du 20 décembre 2011 (c’est facile à retenir, ça fait 2012 2011!! ) un petit bonhomme est né. Je ne vous raconte pas à quel point il est le plus beau bébé du monde, vous vous en doutez (et vous avez certainement aussi le/les plus beau(x) bébé(s) du monde!). Il est arrivé, il a tout bouleversé, et finalement rien n’est plus normal que son arrivée.

Je n’en reviens pas que ça fasse déjà un mois. Il faut dire qu’après une semaine complète passée à la maternité puis les allers-retours en pédiatrie des deux semaines suivante, le temps ne pouvait que filer. La course folle n’a pas aidé à prendre le temps.

Un mois déjà. La vie est folle, la vie est belle. Chaque jour il est plus beau encore à mes yeux, chaque jour il est un peu nouveau, et chaque jour j’ai la sensation qu’il est là depuis bien plus longtemps que ça. Oui. Un mois qui parait avoir démarré hier tout en ayant duré une éternité.

Maintenant on prend le rythme et bientôt  il va falloir que je vous raconte notre semaine à la maternité, son équipe de choc, notre nouvelle vie, mon accouchement (peut-être pas ici), mais aussi et surtout à quel point le Facteur est un super-héro.

Enfin, pas tout de suite. Là je vais retourner coller mon nez dans le cou de mon bébé parfait.

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La lune, les recettes miracles et la petite voix.

J’essaie de faire taire la petite voix au fond de moi qui me dit depuis quelques jours que c’est pour ce week-end. Elle est gentille cette petite voix, je l’aime bien, j’ai envie de la croire… (En plus elle m’a boosté dans mes ateliers du père noël! Efficace la petite voix!) Mais je sens bien que si je l’écoute trop je vais être un peu déçue.

Mais ce week-end c’était la pleine lune, la dixième lune depuis la conception de notre petit Ponyo. Et il paraitrait que ce soit la fameuse lune qui fait naitre les bébés. Alors moi, comme je suis un peu bête et que j’aime les histoires de lune, j’ai laissé la petite voix me dire des choses.

Et puis il y a tous les bébés de noël qui sont déjà nés, ceux des nouvelles mamans dans ma « vraie » vie, et ceux des nouvelles maman de ma vie virtuelle. Alors forcément, quand il ne reste plus que toi, la petite voix est toujours là. Elle te dit que tu es la suivante. Elle te dit qu’on n’attend plus que toi, plus que lui.

Elle se fait plus forte avec cette (belle-) famille si pressante… alors que toi, à la base, tu veux le garder bien au chaud ton petit garçon. Chacun y va de son petit conseil, de ses astuces pour « le faire arriver plus vite ». Tu as beau dire qu’il arrivera quand il voudra, que c’est très bien comme ça et que tu l’aimes là où il est, ils insistent. Encore et encore.
Moi je finis par regarder ailleurs, dans le vague, me couper de la conversation et ne plus répondre. Ils finiront peut-être par se lasser.

Enfin quand même, elle est forte cette petite voix. Elle s’est mise dans un coin de ma tête et elle ne me quitte plus. Je ne veux pas la croire, et en même temps j’espère…elle est coriace, elle est convaincante et elle est même contagieuse. Le chéri lui fait écho à présent.

Voilà, maintenant je suis comme sur le quai d’une gare. J’ai ma valise à la main, je suis arrivée en avance parce que c’est un voyage qui m’enchante, mais je ne sais pas quand va passer le train. Il lui reste encore 20 jours, il est loin d’être en retard.


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Le goût du mois de décembre.

J’ai toujours apprécié cette période de l’année. La féerie qui s’en dégage, les décorations qui brillent, la bonne odeur sucrée des marchés de Noël, les musiques, ou même les épisodes spéciaux dans les séries US (oui, de suite c’est moins magique, mais on a la culture qu’on peut!).
J’aime réfléchir aux petites choses que je vais pouvoir faire de mes mains pour ceux que j’aime, j’aime décorer la maison en musique -et voir mon chéri rire devant mes pitreries-, j’aime penser aux desserts que je vais pouvoir faire (Dans ma famille chacun a une tâche attribuée pour le repas, moi c’est le dessert! On se demande pourquoi!), j’aime manger mon petit chocolat chaque soir pendant le câlin d’après repas.

Mais cette année, plus que jamais, décembre a un goût très particulier. Le chocolat du calendrier est plus savoureux, il marque le temps de manière plus forte, les grains de son sablier sont plus lourds de sens. Parce que cette année, chaque chocolat me rapproche un peu plus de Noël tout en me rapprochant un peu plus de la rencontre avec notre petit garçon. Pour être parfait il aurait fallu qu’il aille jusqu’au 31, mais on ne va pas trop lui en demander non plus!

Alors comme chaque année j’écoute des musiques de noël en pensant à la soirée qu’on devrait passer tous ensemble. Mais cette année on m’a déchargée du dessert, je n’ai pour mission que de couver le petit bonhomme tant attendu par nos familles. D’ailleurs, on ne sait même pas où on sera le soir du réveillon, il ne faut donc pas compter sur moi pour quoi que ce soit.

Peut-être sera-t-il là depuis déjà quelques jours, peut-être sera-t-il en chemin, ou alors encore bien au chaud pour aller jusqu’au bout de ce mois très spécial. Qui sait? Qui peut le dire?

Cette année, ma seule certitude, c’est que la magie de noël est faite de mystère.


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Se préparer

On m’a demandé si j’étais prête, si on était prêts. Moi je me dis que la vraie question est : peut-on l’être vraiment?
C’est pas du tout que je me sente « pas prête » en fait. Je suis toujours sereine et de plus en plus dans cette attente impatiente. Mais comme on ne sait pas, comme on n’a jamais connu ce bouleversement, ce chamboulement, je me dis qu’il est totalement impossible de s’y préparer à 100%.

Se préparer à quoi finalement? Ce bébé je le connais de dedans, et ensemble on le connait à travers la peau de mon ventre. Mais que sait-on de plus? Rien du tout. Honnêtement se préparer aux résultats d’une grande loterie je trouve ça un peu saugrenu.

Mais « heureusement » on vit dans un monde où le matériel est important… alors le cheminement psychologique se fait à travers une préparation bien plus concrète, plus palpable (bien que je soit tout à fait palpable à l’heure qu’il est! Y a de la matière à palper maintenant, pour le plus grand plaisir des mains de môssieur!!)… Préparer le nid c’est réaliser un peu plus.

Après avoir réuni de quoi le couvrir au fil des mois et des semaines, on a enfin fait LA machine. Celle remplie uniquement de ses affaires à lui : des petites chaussettes adorables, des bodys, des pyjamas, des draps, des serviettes. J’ai méticuleusement enlevé chaque cintre de magasin, chaque étiquette, et rempli la machine à laver avec émotion. Et puis, ensemble, on a étendu le tout en disant encore une fois « ho c’est tout doux », « hooo c’est tout petit », chacun s’extasiant sur ses préférences. Voilà, ce week-end on a fait la machine à laver la plus incroyable qu’il soit. Celle qui a fait d’une corvée un moment émouvant.

L'étendoir le plus mignon du monde...

On a aussi fait le seul achat qui soit réellement indispensable quand on y pense. Parce que sans ça, on ne pourrait pas ramener notre petit bébé de la maternité. Le siège auto! C’est bête hein, mais quand j’y pense je me dis que tout le reste peut attendre un peu… mais le siège auto c’est le truc qui marque totalement le fait qu’un jour on rentrera à la maison et on ne sera pas deux, mais trois.

Et puis la semaine prochaine il aura trois jours de repos, alors il a dit qu’il montera le lit… je crois qu’après on pourra dire qu’on sera prêts.

Ensuite viendra l’attente. Le mois de décembre va aussi voir sa courbe du temps un peu perturbée si vous voulez mon avis!


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Le complexe du kangourou.

Le temps avance toujours à cette vitesse étrange… à la fois si rapide et si lente.

Je comprends enfin des mots entendus et lus tant de fois, les mots de toutes ces mères à la fois impatientes et nostalgiques. Oui j’ai hâte qu’il soit là, hâte de le découvrir et d’apprendre à le connaitre. Mais comment ne pas se sentir déjà nostalgique de ce ventre si rond où il se love? Je me sens privilégiée : qui d’autre que moi peut le sentir faire des ronds dans l’eau en « profondeur »?
J’aime quand il me rappelle à l’ordre, tout en douceur, quand je m’affale un peu trop sur ma chaise. Dans ces cas là il ne cogne pas, mais il s’étire pour que je lui rende de la place.
J’aime cette impression qu’il se frotte sous ma main.
J’aime quand il gigote beaucoup et que son papa, en se collant à mon ventre, à lui, le calme… j’aime cette impression de calin à trois.

Je sais que d’ici une petite dizaine de semaines ça va me manquer.

Comme une colline.

Et pourtant j’ai hâte.

Et si on disait qu’on était toutes des mamans kangourous, avec la possibilité de remettre notre tout petit bien au chaud dans sa poche (mais sans passer par le chemin initial, bien sur!!)???


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Planter une graine et voir pousser…

une petite fleur, une belle plante, un joli bonsaï, un arbre majestueux?

 

Depuis vendredi soir, deux articles font invariablement écho dans mon cœur et dans ma tête. Deux articles de La Journaliste It Pink & Green, la belle Milena. Cet article un peu, et celui là beaucoup.

Je n’avais pas de réelle préférence, j’ai toujours voulu avoir une fille ET un garçon…peu importait. Il y a juste que depuis toute petite je me vois avec une fille, parce que c’est plus facile en tant que fille de se projeter, d’imaginer s’occuper d’une autre petite fille. Imaginer les jolies robes et les fleurs. Un garçon c’est si différent -et pourtant, pas tellement non?! Pourquoi faire une différence??-, c’est effrayant, c’est excitant.
Je ne sais pas si c’était un réflexe instinctif, une préparation mentale…mais depuis le début de ma grossesse je me suis mise à m’imaginer avec un petit garçon, de plus en plus, de plus en plus précisément. Ce n’était pas la sensation précise d’abriter un garçon, juste l’idée que c’était tout à fait possible.

 

Alors qu’avons nous fait pousser? Qu’avons nous vu sur cet écran prometteur vendredi?

Nous y avons aperçu un petit être en parfaite santé. Joueur. J’ai découvert la magie de ressentir un coup tout en le voyant apparaître à l’écran. On a constaté qu’il ne se laissait pas faire: l’échographe qui appuie un peu fort? Hop un coup de pied!

C’était drôle.
Mais surtout c’était émouvant…le papier sur le siège qui a fini trempé et le paquet de mouchoir que j’y ai laissé en sont les témoins.

Quelque part entre Noël et le jour de l’an, on portera notre fils dans les bras. Ponyo est un petit garçon. Mon petit lutin.

 


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Demain

Demain on a rendez-vous avec Ponyo. Déjà 2mois et 10 jours qu’on ne s’est pas vu (oui, j’ai compté…voilà…). C’est long deux mois…
Depuis on a apprit à se connaître un peu à travers la peau encore indemne (croisons les doigts) de mon ventre ; on se ressent, on joue même un peu. Depuis deux semaines on peut aussi voir des vagues ou des coups en surface.

Il y a même eu un câlin un soir entre le papa et Ponyo, à travers moi: le petit poisson était tout remuant, il jouait sous les doigts de son papa…puis celui ci a posé sa tête sur un côté de mon ventre et on a tout les deux senti la crapule venir se poser contre lui et ne plus bouger. Une magie incroyable.

Demain on apprendra tellement de choses. Toute d’abord on saura si tout va bien -mais pourquoi ça n’irait pas d’abord?!-. On pourra presque se faire une idée du gabarit qui m’attend -dans ce cas plus de « nous » qui tienne, le gabarit c’est par moi et moi seule qu’il va passer!!!-.

Demain Ponyo ne sera plus juste Ponyo notre bébé, Ponyo deviendra notre fille ou notre fils. Ponyo nous fera avancer sur le chemin vers la parentalité.
connaître le sexe c’est une façon encore plus concrète de voir les choses. Plus juste « le bébé », plus besoin de dire « il ou elle » car je n’aime pas dire que « il » (tout comme je n’aime pas dire ILS pour parler de 2 filles+ 1 garçon, par exemples).
Demain on fixera son prénom: il est déjà choisit dans les deux cas, mais on pourra le fixer. Et même l’annoncer à nos familles. Peu importe notre originalité, peu importe leur avis. On n’attendra pas pour leur dire, pas de surprise, autant qu’ils s’y fassent tous dès maintenant.

Demain soir, en rentrant, quand on les appellera on commencera sûrement par blaguer un peu, pour les faire tous mariner…parce qu’ils sont trop impatients et ont tous insisté 20 fois avec des « mais vous nous appelez pour nous dire hein!!!!??!!! » ..
Non non, on vous dit quel jour c’est pour vous faire envie, mais ensuite on ne partage pas la nouvelle.
Ça me fait rire.

 

Pour tout ça, vivement demain! (vous avez même le droit de lancer les paris!)