La Ptite Graine Folle

C'est l'histoire d'une graine…


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Juste une question de finitions.

Je n’en n’ai pas parlé ici (remarquez, je parle peu ici depuis cinq mois!). Peut-être parce qu’en parler de manière éphémère en quelques caractères sur twitter c’est plus simple, moins réel. Peut-être pour que ça ne reste pas, pour qu’après la petite couture on oublie cette histoire de rien du tout. Peut-être.
Mais à mesure que la date approche j’ai envie d’en parler, un peu. De vous parler de mes doutes, mais surtout de l’espoir fou qui m’anime.

J’ai fais un bébé parfait. Oui carrément, j’ose le dire. J’ai juste raté une finition, c’est tout. Je sais que ce n’est pas de ma faute, tout ça tout ça, mais quand même, j’ai raté une finition. J’ai commencé à taper cet article il y a déjà un mois, c’était loin, et aujourd’hui je vais vous dire que dans dix jours mon bébé joli va se faire opérer. C’est fou. Une vélo-plastie, pour fermer la petite fente palatine qui nous enquiquine depuis cinq mois. Aurevoir le courant d’air dans sa petite bouche, bonjour les repas plus simples et rapides (Enfin, je dis ça, mais comparé à ses premières semaines de vie, c’est quand même très confortable aujourd’hui).

Mais surtout, surtout, cette opération c’est l’espoir qu’il réussisse enfin à teter, qu’il apprenne et qu’on réussisse à abandonner le tire-lait qui est devenu comme un prolongement de ma poitrine, un ami très pratique mais encombrant et contraignant.
Et l’espoir ça fait vivre.

Bon, maintenant que c’est dit, je vais pouvoir avancer un peu par ici.

 

Edit: j’ai bien conscience que ce post est super mal construit et fouillis. Mais je ne trouve pas les mots.


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Une saison avec toi.

Il y a trois mois, déjà, tu venais dans notre monde. C’était il y a une saison, ton tout premier hiver.

Il y a trois mois c’était certainement le seul jour d’hiver de ce mois de décembre si doux. Ce jour là, quand je suis sortie pour aller acheter du pain en t’attendant, il faisait si froid que j’ai pensé que tu étais un peu fou de vouloir sortir un jour pareil. Mais de manière générale cette journée avait un goût de folie.

Cet hiver a été le plus incroyable de ma vie. On s’est rencontré, on s’est reconnu, et depuis on se comprend un peu mieux chaque jour. J’ai appris à prendre le temps de te regarder évoluer, j’ai oublié ce qu’est l’ennui mais découvert le manque de contact avec le reste du monde.
Tu es fascinant quand tu découvres ce qui t’entoure avec tes grands yeux, quand tes premiers éclats de rire raisonnent, quand tu souris à la vie dès ton réveil.
Tu es effrayant quand le moindre écran t’hypnothise ou quand tu dors les yeux ouverts.

Cette saison, cet hiver tout doux, ce n’était que le début d’une longue série de nouveautés et de découvertes pour toi, pour moi, pour ton papa, et j’ai hâte de te voir évoluer dans les saisons à venir.

Trinquons à ce joli printemps.

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Animalerie

S’il y a bien une chose que je savais avant de devenir une véritable maman complètement gaga, c’est que nous ne sommes que des animaux.
Je savais que pour accoucher il me faudrait laisser l’instinct animal prendre le dessus et je pensais la même chose en ce qui concerne l’allaitement.
Ce que je ne savais pas par contre c’est qu’en donnant la vie à un petit garçon, j’allais me retrouver avec une véritable ménagerie!

-Sa tête de petit oisillon mignon quand on le déplace alors qu’il dort. Sa tête de piaf aux joues pleines quand il a fini de manger.

-Ses cuisses de grenouilles les premières semaines.

-Ses petits pleurs quand il est fatigué qui ressemblent à de petits miaulements. Ses mouvements de chat qui se frotte quand il cherche le sein pour un câlin.

-La tendresse d’un petit ourson à la guimauve quand il s’endort contre nous.

-Ses bruits de petit cochon-gremlins quand il mange et qu’il a très faim, vite vite vite!

-La position de petit koala qui s’agrippe quand je le met dans l’écharpe.

…et toujours moi pour le renifler et le couver, bien sur.

 

Ho tiens, un hamster!!


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Le mois de la baleine chouineuse.

Voilà, encore 5 jours et je vais entamer le neuvième mois. Celui où tout peut arriver, comme ça, d’un jour à l’autre. Le mois de l’attente et des derniers préparatifs plus ou moins urgents. Un mois où je me voyais juste tranquille, à la fois impatiente tout en profitant des derniers instants de quasi-exclusivité.

Mais finalement, je crois qu’à partir de maintenant je suis aussi un super boulet râleur, une baleine chouineuse. Listons ensembles les petites joies des dernières semaines…la fameuse dernière ligne droit, celle où les gens te disent courage, celle où tes copines étant passées par là te rappelle à quel point elles ont trouvé ça long.

-J’ai beau ne pas avoir pris énormément (j’estime qu’en être à +11 il y a deux semaines c’est tout à fait correct!!!) le ventre commence à sacrément peser. D’ailleurs si je pouvais me promener avec mon chéri dans le dos pour qu’il me tienne le ventre en permanence ce serait chouette! -Oui, des fois il fait ça, il se met derrière moi et il nous porte doucement…et c’est BON!!!-

-Les nuits deviennent difficiles (oui, je sais, ce n’est que le début…!!!). Il me faut un treuil pour me retourner et forcement dès que je trouve LA bonne position il me vient une envie de faire pipi. Le top du top étant l’autre nuit quand la faim m’a réveillée, vers 3h30 et que la simple idée de devoir m’extraire du lit m’a fait envisager de garder ma faim. Oui, moi l’estomac sur pattes!

-Mon dos commence à me faire mal. C’est quelque chose que je ne connaissais pas, les maux de dos. Je découvre donc avec joie ce grand plaisir du dos qui tire ou qui pince ou qui bloque. C’est une expérience intéressante vraiment!

-Et que dire de mon allure de marche? Déjà à plat c’est pas mal, mais en montée on se marre. L’homme envisage un système de traction sur roulettes pour pouvoir me trainer partout… Je suis son petit boulet rien qu’à lui. Et il sait faire preuve de délicatesse en chantonnant un petit « pom pom pom pom » quand je marche à ses côtés (mais sinon c’est un mec sympa!)

En fait, rien de bien original quand on y pense… mais je me demandais : vous aussi vous avez eu cette sensation qu’en fait c’était pour la vie? Que plus jamais vous n’alliez retrouver une véritable mobilité? C’est quand même fou comme sensation!

 


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En vrai.

Honnêtement, tout va très bien. Je vais bien, Ponyo aussi et le chéri prend bien soin de nous deux à grands coups de bisous et de câlins. Les futurs grand-parents sont complètement gâteux, c’est drôle, émouvant et parfois usant mais j’adore ça.

Et puis…

En vrai, c’est le début de la fin des nuits paisibles… Cauchemars et rêves bizarres, positions qui ne conviennent pas pour toute la nuit, crampes terrifiantes, chaleur (oui!).

En vrai, je me traine déjà toute la journée. Si la nuit a été sympa je tiens toute la matinée sans trop de soucis, mais après le repas du midi je suis toute molle. Pourtant je ne travaille pas! Et si je suis sortie faire des courses ou autre, je ne suis plus bonne à rien pour le reste de la journée.

En vrai, comme je ne vois pas grand monde je me sens forcement un peu seule. Heureusement il y a vous, twitter et facebook pour garder le contact. Parce que je suis une sorte de loque qui n’a pas le courage de se bouger pour essayer de voir des gens. Parce que mes copines ne vivent pas au même rythme du tout, et je comprends qu’on ne se voit pas souvent. J’essaie de suivre le chéri lors de ses sorties pour voir du monde, et parfois c’est pas mieux que d’être seule à la maison (parce que la soirée mecs devant le foot, ça n’aide pas à apprécier la sortie, surtout quand on n’est ni un mec ni la bienvenue ce soir là).

En vrai je fais la maline à faire des calculs et des projets sur le lit du bébé, mais comme on n’a toujours pas bougé de là où on est il n’est pas possible de mettre un lit, nul part! Je ne sais même pas ou ranger les quelques jolis pyjamas et autres qu’on a commencé à acheter. Je fais des tas un peu partout et je rumine l’idée que l’on doive passer ses premières semaines, ses premiers mois, ici! Ça me rend triste parce que je veux pouvoir l’accueillir dans un endroit où je me sentirais bien, chez moi, chez nous…et ce n’est pas le cas. Je déteste cette maison.
C’est bassement matériel et je me sens égoïste parce qu’on a une chance folle d’être là… mais c’est ce que ça me fait. Je ne suis pas à ma place ici, comment lui en faire une à lui?

Donc en vrai, tout n’est pas si parfait. Mais bon, ça va quand même très bien…il suffit que Ponyo fasse des ronds dans l’eau et le reste disparait. Ça suffit en fait.


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La courbe du temps

Quand on y pense, la maternité est faite de courbes. Il y a la courbe de notre poids, sur laquelle on s’attarde plus ou moins en fonction de notre manière de voir les choses et en fonction du suivi  de la grossesse. Il y a nos courbes physiques, qui évoluent, qui se transforment ; La courbe du ventre, de la poitrine, celle des reins, des fesses, des cuisses. Elles sont douces ces courbes, pleines de grâce (qui a dit pleines de graisses??!!!). Plus tard on aura aussi la courbe de croissance de notre excroissance.

(photo getty image)

Et puis il y a la courbe du temps, totalement aléatoire, incroyable. Un temps qui passe à une vitesse folle tout en se prélassant. Lent et rapide à la fois.
Le temps file un peu comme il l’entend en fait. -et ça ne fait que commencer, si j’ai bien compris le principe!-.

Moi je trouve qu’il s’enfuit. On a passé hier la barre du J-100 et dans une semaine on entrera dans le troisième et dernier trimestre. Celui-dont-on-ne-connait-pas-la-fin ….
Le rapport au temps, la date « finale » (mais celle où tout commence) m’amuse drôlement.

Peut-être qu’il arrivera à la date prévue, pile à l’heure pour fêter avec nous la nouvelle année. D’ailleurs à l’instant où j’écris ces mots, et comme souvent, le voilà qui danse comme si mon ventre était un shaker…à croire qu’il s’entraine pour faire la fiesta le 31…

Peut être qu’il arrivera quelques petits jours plus tôt, comme un cadeau d’anniversaire pour son plus jeune tonton qui n’espère que ça!

Ou bien il choisira noël, ou son réveillon…Il sera Ponyo le chapon de noël dont je croquerai les cuisses avec gourmandises.

S’il arrive le 23, il sera là comme le symbole parfait de nos 5 années d’amour et de tendresse.

Mais peut-être choisira-t-il d’arriver plus tôt, pour être réellement avec nous tous pour les fêtes (ce qui créera un casse-tête fabuleux question planning avec toutes les familles…!!)…. ou plus tard, et dans ce cas il naitra carrément une autre année.

Mais quoi qu’il arrive il choisira sa date. Il créera l’évènement, quitte à en « supplanter » un autre.

 

Alors autant vous dire que plus que jamais je suis impatiente de voir les fêtes de fin d’années arriver. Elles auront quoi qu’il arrive un goût encore plus particulier.

Mais rien n’est encore prêt pour son arrivée. Nous vivons toujours dans le flou d’un probable déménagement (mais nous sommes surs de rester dans le coin encore un moment en fin de compte)…et là encore seul le Temps nous le dira.