La Ptite Graine Folle

C'est l'histoire d'une graine…


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Le goût du mois de décembre.

J’ai toujours apprécié cette période de l’année. La féerie qui s’en dégage, les décorations qui brillent, la bonne odeur sucrée des marchés de Noël, les musiques, ou même les épisodes spéciaux dans les séries US (oui, de suite c’est moins magique, mais on a la culture qu’on peut!).
J’aime réfléchir aux petites choses que je vais pouvoir faire de mes mains pour ceux que j’aime, j’aime décorer la maison en musique -et voir mon chéri rire devant mes pitreries-, j’aime penser aux desserts que je vais pouvoir faire (Dans ma famille chacun a une tâche attribuée pour le repas, moi c’est le dessert! On se demande pourquoi!), j’aime manger mon petit chocolat chaque soir pendant le câlin d’après repas.

Mais cette année, plus que jamais, décembre a un goût très particulier. Le chocolat du calendrier est plus savoureux, il marque le temps de manière plus forte, les grains de son sablier sont plus lourds de sens. Parce que cette année, chaque chocolat me rapproche un peu plus de Noël tout en me rapprochant un peu plus de la rencontre avec notre petit garçon. Pour être parfait il aurait fallu qu’il aille jusqu’au 31, mais on ne va pas trop lui en demander non plus!

Alors comme chaque année j’écoute des musiques de noël en pensant à la soirée qu’on devrait passer tous ensemble. Mais cette année on m’a déchargée du dessert, je n’ai pour mission que de couver le petit bonhomme tant attendu par nos familles. D’ailleurs, on ne sait même pas où on sera le soir du réveillon, il ne faut donc pas compter sur moi pour quoi que ce soit.

Peut-être sera-t-il là depuis déjà quelques jours, peut-être sera-t-il en chemin, ou alors encore bien au chaud pour aller jusqu’au bout de ce mois très spécial. Qui sait? Qui peut le dire?

Cette année, ma seule certitude, c’est que la magie de noël est faite de mystère.

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Le mois de la baleine chouineuse.

Voilà, encore 5 jours et je vais entamer le neuvième mois. Celui où tout peut arriver, comme ça, d’un jour à l’autre. Le mois de l’attente et des derniers préparatifs plus ou moins urgents. Un mois où je me voyais juste tranquille, à la fois impatiente tout en profitant des derniers instants de quasi-exclusivité.

Mais finalement, je crois qu’à partir de maintenant je suis aussi un super boulet râleur, une baleine chouineuse. Listons ensembles les petites joies des dernières semaines…la fameuse dernière ligne droit, celle où les gens te disent courage, celle où tes copines étant passées par là te rappelle à quel point elles ont trouvé ça long.

-J’ai beau ne pas avoir pris énormément (j’estime qu’en être à +11 il y a deux semaines c’est tout à fait correct!!!) le ventre commence à sacrément peser. D’ailleurs si je pouvais me promener avec mon chéri dans le dos pour qu’il me tienne le ventre en permanence ce serait chouette! -Oui, des fois il fait ça, il se met derrière moi et il nous porte doucement…et c’est BON!!!-

-Les nuits deviennent difficiles (oui, je sais, ce n’est que le début…!!!). Il me faut un treuil pour me retourner et forcement dès que je trouve LA bonne position il me vient une envie de faire pipi. Le top du top étant l’autre nuit quand la faim m’a réveillée, vers 3h30 et que la simple idée de devoir m’extraire du lit m’a fait envisager de garder ma faim. Oui, moi l’estomac sur pattes!

-Mon dos commence à me faire mal. C’est quelque chose que je ne connaissais pas, les maux de dos. Je découvre donc avec joie ce grand plaisir du dos qui tire ou qui pince ou qui bloque. C’est une expérience intéressante vraiment!

-Et que dire de mon allure de marche? Déjà à plat c’est pas mal, mais en montée on se marre. L’homme envisage un système de traction sur roulettes pour pouvoir me trainer partout… Je suis son petit boulet rien qu’à lui. Et il sait faire preuve de délicatesse en chantonnant un petit « pom pom pom pom » quand je marche à ses côtés (mais sinon c’est un mec sympa!)

En fait, rien de bien original quand on y pense… mais je me demandais : vous aussi vous avez eu cette sensation qu’en fait c’était pour la vie? Que plus jamais vous n’alliez retrouver une véritable mobilité? C’est quand même fou comme sensation!

 


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Se préparer

On m’a demandé si j’étais prête, si on était prêts. Moi je me dis que la vraie question est : peut-on l’être vraiment?
C’est pas du tout que je me sente « pas prête » en fait. Je suis toujours sereine et de plus en plus dans cette attente impatiente. Mais comme on ne sait pas, comme on n’a jamais connu ce bouleversement, ce chamboulement, je me dis qu’il est totalement impossible de s’y préparer à 100%.

Se préparer à quoi finalement? Ce bébé je le connais de dedans, et ensemble on le connait à travers la peau de mon ventre. Mais que sait-on de plus? Rien du tout. Honnêtement se préparer aux résultats d’une grande loterie je trouve ça un peu saugrenu.

Mais « heureusement » on vit dans un monde où le matériel est important… alors le cheminement psychologique se fait à travers une préparation bien plus concrète, plus palpable (bien que je soit tout à fait palpable à l’heure qu’il est! Y a de la matière à palper maintenant, pour le plus grand plaisir des mains de môssieur!!)… Préparer le nid c’est réaliser un peu plus.

Après avoir réuni de quoi le couvrir au fil des mois et des semaines, on a enfin fait LA machine. Celle remplie uniquement de ses affaires à lui : des petites chaussettes adorables, des bodys, des pyjamas, des draps, des serviettes. J’ai méticuleusement enlevé chaque cintre de magasin, chaque étiquette, et rempli la machine à laver avec émotion. Et puis, ensemble, on a étendu le tout en disant encore une fois « ho c’est tout doux », « hooo c’est tout petit », chacun s’extasiant sur ses préférences. Voilà, ce week-end on a fait la machine à laver la plus incroyable qu’il soit. Celle qui a fait d’une corvée un moment émouvant.

L'étendoir le plus mignon du monde...

On a aussi fait le seul achat qui soit réellement indispensable quand on y pense. Parce que sans ça, on ne pourrait pas ramener notre petit bébé de la maternité. Le siège auto! C’est bête hein, mais quand j’y pense je me dis que tout le reste peut attendre un peu… mais le siège auto c’est le truc qui marque totalement le fait qu’un jour on rentrera à la maison et on ne sera pas deux, mais trois.

Et puis la semaine prochaine il aura trois jours de repos, alors il a dit qu’il montera le lit… je crois qu’après on pourra dire qu’on sera prêts.

Ensuite viendra l’attente. Le mois de décembre va aussi voir sa courbe du temps un peu perturbée si vous voulez mon avis!


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Le complexe du kangourou.

Le temps avance toujours à cette vitesse étrange… à la fois si rapide et si lente.

Je comprends enfin des mots entendus et lus tant de fois, les mots de toutes ces mères à la fois impatientes et nostalgiques. Oui j’ai hâte qu’il soit là, hâte de le découvrir et d’apprendre à le connaitre. Mais comment ne pas se sentir déjà nostalgique de ce ventre si rond où il se love? Je me sens privilégiée : qui d’autre que moi peut le sentir faire des ronds dans l’eau en « profondeur »?
J’aime quand il me rappelle à l’ordre, tout en douceur, quand je m’affale un peu trop sur ma chaise. Dans ces cas là il ne cogne pas, mais il s’étire pour que je lui rende de la place.
J’aime cette impression qu’il se frotte sous ma main.
J’aime quand il gigote beaucoup et que son papa, en se collant à mon ventre, à lui, le calme… j’aime cette impression de calin à trois.

Je sais que d’ici une petite dizaine de semaines ça va me manquer.

Comme une colline.

Et pourtant j’ai hâte.

Et si on disait qu’on était toutes des mamans kangourous, avec la possibilité de remettre notre tout petit bien au chaud dans sa poche (mais sans passer par le chemin initial, bien sur!!)???


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En vrai.

Honnêtement, tout va très bien. Je vais bien, Ponyo aussi et le chéri prend bien soin de nous deux à grands coups de bisous et de câlins. Les futurs grand-parents sont complètement gâteux, c’est drôle, émouvant et parfois usant mais j’adore ça.

Et puis…

En vrai, c’est le début de la fin des nuits paisibles… Cauchemars et rêves bizarres, positions qui ne conviennent pas pour toute la nuit, crampes terrifiantes, chaleur (oui!).

En vrai, je me traine déjà toute la journée. Si la nuit a été sympa je tiens toute la matinée sans trop de soucis, mais après le repas du midi je suis toute molle. Pourtant je ne travaille pas! Et si je suis sortie faire des courses ou autre, je ne suis plus bonne à rien pour le reste de la journée.

En vrai, comme je ne vois pas grand monde je me sens forcement un peu seule. Heureusement il y a vous, twitter et facebook pour garder le contact. Parce que je suis une sorte de loque qui n’a pas le courage de se bouger pour essayer de voir des gens. Parce que mes copines ne vivent pas au même rythme du tout, et je comprends qu’on ne se voit pas souvent. J’essaie de suivre le chéri lors de ses sorties pour voir du monde, et parfois c’est pas mieux que d’être seule à la maison (parce que la soirée mecs devant le foot, ça n’aide pas à apprécier la sortie, surtout quand on n’est ni un mec ni la bienvenue ce soir là).

En vrai je fais la maline à faire des calculs et des projets sur le lit du bébé, mais comme on n’a toujours pas bougé de là où on est il n’est pas possible de mettre un lit, nul part! Je ne sais même pas ou ranger les quelques jolis pyjamas et autres qu’on a commencé à acheter. Je fais des tas un peu partout et je rumine l’idée que l’on doive passer ses premières semaines, ses premiers mois, ici! Ça me rend triste parce que je veux pouvoir l’accueillir dans un endroit où je me sentirais bien, chez moi, chez nous…et ce n’est pas le cas. Je déteste cette maison.
C’est bassement matériel et je me sens égoïste parce qu’on a une chance folle d’être là… mais c’est ce que ça me fait. Je ne suis pas à ma place ici, comment lui en faire une à lui?

Donc en vrai, tout n’est pas si parfait. Mais bon, ça va quand même très bien…il suffit que Ponyo fasse des ronds dans l’eau et le reste disparait. Ça suffit en fait.


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La courbe du temps

Quand on y pense, la maternité est faite de courbes. Il y a la courbe de notre poids, sur laquelle on s’attarde plus ou moins en fonction de notre manière de voir les choses et en fonction du suivi  de la grossesse. Il y a nos courbes physiques, qui évoluent, qui se transforment ; La courbe du ventre, de la poitrine, celle des reins, des fesses, des cuisses. Elles sont douces ces courbes, pleines de grâce (qui a dit pleines de graisses??!!!). Plus tard on aura aussi la courbe de croissance de notre excroissance.

(photo getty image)

Et puis il y a la courbe du temps, totalement aléatoire, incroyable. Un temps qui passe à une vitesse folle tout en se prélassant. Lent et rapide à la fois.
Le temps file un peu comme il l’entend en fait. -et ça ne fait que commencer, si j’ai bien compris le principe!-.

Moi je trouve qu’il s’enfuit. On a passé hier la barre du J-100 et dans une semaine on entrera dans le troisième et dernier trimestre. Celui-dont-on-ne-connait-pas-la-fin ….
Le rapport au temps, la date « finale » (mais celle où tout commence) m’amuse drôlement.

Peut-être qu’il arrivera à la date prévue, pile à l’heure pour fêter avec nous la nouvelle année. D’ailleurs à l’instant où j’écris ces mots, et comme souvent, le voilà qui danse comme si mon ventre était un shaker…à croire qu’il s’entraine pour faire la fiesta le 31…

Peut être qu’il arrivera quelques petits jours plus tôt, comme un cadeau d’anniversaire pour son plus jeune tonton qui n’espère que ça!

Ou bien il choisira noël, ou son réveillon…Il sera Ponyo le chapon de noël dont je croquerai les cuisses avec gourmandises.

S’il arrive le 23, il sera là comme le symbole parfait de nos 5 années d’amour et de tendresse.

Mais peut-être choisira-t-il d’arriver plus tôt, pour être réellement avec nous tous pour les fêtes (ce qui créera un casse-tête fabuleux question planning avec toutes les familles…!!)…. ou plus tard, et dans ce cas il naitra carrément une autre année.

Mais quoi qu’il arrive il choisira sa date. Il créera l’évènement, quitte à en « supplanter » un autre.

 

Alors autant vous dire que plus que jamais je suis impatiente de voir les fêtes de fin d’années arriver. Elles auront quoi qu’il arrive un goût encore plus particulier.

Mais rien n’est encore prêt pour son arrivée. Nous vivons toujours dans le flou d’un probable déménagement (mais nous sommes surs de rester dans le coin encore un moment en fin de compte)…et là encore seul le Temps nous le dira.


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La question bête du dimanche.

Je sais pas vous, mais moi je trouve que le dimanche est assez propice à la réflexion inutile. Remarquez, larver un pyjama toute la journée ça aide pas forcement à réfléchir sur les questions essentielles de la métaphysique.

Bref.
J’étais en train de touiller la délicieuse mixture du gâteau au chocolat qui va bien avec le dimanche après-midi pluvieux quand je n’ai pas manqué à la règle inaltérable de toute préparation de gâteau : j’ai goûté la pâte crue!

Et là je me suis posé LA question :

Mais quelle est la meilleure pâte à gâteau crue???!!!

Pour moi c’est tout bêtement celle du quatre-quart…. d’ailleurs le goût de la pâte du quatre-quart c’est un peu ma petite madeleine à moi.

Et vous, vous préférez quelle pâte crue?